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Le blog de zombilix

La neurobiologie zombie expliquée par un psychiatre de Harvard

La neurobiologie zombie expliquée par un psychiatre de Harvard.
Selon le Dr C. Steven Schlozman.

 Le  Lobe Frontal.


 Cette partie du cerveau est impliqué dans «des fonctions d'exécution" - le lobe frontal nous permet de réfléchir et de résoudre les problèmes d'une manière abstraite.
De toute évidence, rien ne va plus si vous avez le malheur d'être un mort vivant. . Mais nous savons que les zombies peuvent nous voir et nous sentir. . Schlozman conclut que les zombies possèdent une activité du lobe frontal juste suffisante pour être connecté au thalamus , à travers lequel les entrées sensorielles sont traitées.

 Mais la fonction la  plus pertinente du lobe frontal pour comprendre le comportement des zombies, c'est le contrôle de "l'impulsivité"- autrement dit lorsque vous faites quelque chose que vous n'auriez pas faite si vous aviez attendu  deux secondes de plus. Par exemple, dans un accès de rage, vous avez l'envie soudaine de mettre votre poing sur la figure de votre patron, le lobe frontal intervient et vous permet de vous demander pourquoi ce pourrait être une mauvaise idée.
 

 L'amygdale et le cortex cingulaire antérieur .


En l'absence d'un lobe frontal fonctionnant correctement, le zombie est entièrement alimenté par les émotions de base  telles que la rage  issue des parties primitives de notre cerveau, notamment de l'amygdale.
  Il y a prépondérance  de cette  fonction  dans la nature.  Un cerveau crocodile, par exemple, est surtout lié à l'amygdale.  Les chercheurs l'ont confirmé  en introduisant des lésions dans l'amygdale d' animaux cobayes: le résultat est une baisse de la réponse d'attaque et de fuite qui se corrèle de manière significative avec la quantité de dommages occasionnés à cette région du cerveau. Un crocodile sans amygdale n'est pas vraiment un crocodile. 
Selon quoi, Schlozman fait valoir, "on ne peut pas vraiment être en colère contre des zombies, parce que c'est comme être en colère contre un crocodile", ajoutant que " c'est l'équilibre délicat entre lobe frontal et l'amygdale qui fait de nous des humains."

Cet équilibre est maintenu par le cortex cingulaire antérieur, qui module et amortit l'excitabilité de l'amygdale pendant qu'il parle au lobe frontal.
Ainsi, lorsque l'amygdale est attisée par la peur, la colère ou la convoitise, le cortex cingulaire antérieur temporise ,afin de donner  du temps au lobe frontal pour 'analyser la pertinence d'une action et d'en envoyer le signal vers le cortex moteur afin que nous répondions éventuellement à ces impulsions.

 Un zombie lui,  aurait un dysfonctionnement du cortex cingulaire antérieur, le rendant incapable de moduler les sentiments de colère. Le résultat?  Hyper-agression.


 Le cervelet et les ganglions de la base
.


 la Science se doit une fois pour toutes de régler le vif débat visant  à classer «les personnes infectées" (comme décrites dans "28 days later") sous la rubrique "zombies".

 Schlozman dit "Non" . Observant que les personnes "infectées"  possèdent une sorte de fonctions corticales supérieures qui leur permet de chasser les humains."
En outre, les "infectés" gardent une fluidité du mouvement.
  Ils peuvent courir, sauter, grimper et rapidement changer de cap. Des activités que les vrais zombies sont incapables d'exercer.

 De toute évidence, les zombies souffrent d'un dysfonctionnement du cervelet et des ganglions cérébelleux. Ce sont les parties du cerveau qui rendent possible la fluidité du mouvement.  Les ganglions cérébelleux coordonnent nos mouvements.  Le cervelet nous aide à garder l'équilibre. …"
En fait, si vous visitez le site Web du National Institutes of Health et vous informez  sur la dégénérescence cérébelleuse (telle que l'ataxie), les symptômes correspondent à l'allure familière des morts vivants: démarche titubante va et vient du tronc , généralement accompagnée de tremblements  "


 Neurones miroir
.


 Il s'agit de la recherche de pointe dans le domaine des neurosciences.
Schlozman décrit la théorie du neurone miroir comme un «modèle neurobiologique de l'empathie, ce modèle  suggère, d'une manière très prometteuse, que nous pourrions être câblés, en connexion  les uns avec aux autres.  "Des  régions du cerveau sont recrutées en réponse aux interactions sociales dans lesquelles nous observons et éprouvons ainsi les expériences de l'autre. "


Déf : Les neurones miroirs désignent une catégorie de neurones du cerveau qui présentent une activité aussi bien lorsqu'un individu (humain ou animal) exécute une action que lorsqu'il observe un autre individu (en particulier de son espèce) exécuter la même action, d'où le terme miroir.

 


 Schlozman suggère que les neurones miroir expliquent aussi la popularité du genre zombie parmi les vivants.
Nous aimons la permission qui nous est donnée de regarder ces choses qui regardent l'homme - mais ne sont pas humains - et d'avoir l'autorisation totale et complète de leur faire sauter la tête. En d'autres termes, nous ressentons le frisson de la violence innocente. Nous profitons de l'absence d'empathie, pour laisser libre cour à nos cerveaux crocodile .


Que faire si les "choses" que nous combattons ont un cerveau incapable de connexion?  Réponse:  nous déconnecter de l'autre.
 Mais que faire si  biologiquement l'ennemi ne peut pas être choqué et effrayé?  l'homme a combattu  les hordes de zombies avec tout ce qu'ils a pu . Mais les zombies continuent d'affluer.  Ils ne semblent pas avoir peur. Ils n'ont pas l'air excité. Ils n'ont pas l'air furieux. 
Et cela nous rend fou plus que toute autre chose.

Hypothalamus
ventro-médian.


 Au cinéma, les zombies sont toujours affamés, peu importe le nombre d'acteurs  qu'ils consomment.
L'explication la plus probable est que les zombies n'ont pas un bon fonctionnement de l'hypothalamus ventro-médian: la région du cerveau qui vous permet de savoir si vous avez assez mangé.  Le résultat est une hyperphagie.
 Zombies allez manger et manger et manger encore,  jamais vous ne serez rassasié.

Cela soulève une question un peu délicate: si les zombies mangent constamment, alors comment se fait qu'ils ne font jamais  de merde? 
 Schlozman n'a sur le sujet aucune certitude, mais il a au moins une théorie prometteuse: Peut-être que les morts-vivants sont constipés.

 

T
raduit d'un article  de Mark Strauss  rédacteur en chef au magazine Smithsonian.


L'enregistrement envoyé par Piotr et figurant dans notre rubrique sonothèque zombie semble confirmer ce soupçon.
Enregistrement envoyé par Piotr

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