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Le blog de zombilix

Texte: La chanson du Zombie

Je vagis le corps flasque, odeur de flaque  rance.
La mine en champs de ruine sur une aire d' autoroute.
Teint de bitume gris,  j'entame mon errance
la conscience ensevelie sous une mort en déroute.
 
Près d' une bannette en tôle,  je découvre  les brumes
de ce monde encore flou dont j'ai été banni.
Les emballages moisis sandwichs et peaux d'agrumes
et autres détritus me font un premier nid.
 
 
Au mur de l'horizon les souvenirs en plaques
se fendent et tombent en poudre derrière  mes yeux blanchis.
Spectres d'images mortes surgissent encore en vrac
derniers flash rebelles que mon cerveau vomi.
 
Refrain.
Aujourd'hui je suis mort,  de ma mémoire rancie
jaillit un mou de veau sauri en fond la tête.
Je me quitte  pour toujours de vide je suis farcie.
J'ai rejoint l'absolu, mon âme est obsolète.
ma viande suinte et coule par mes pores je m' égoutte
mon corps se décompose dans des replis jaunis.
Dans des odeurs de pus et de vieilles biroute
je renais dans un cul,  je suis zom zom zom bi. iiiiiiiiiiiiiiii..................................
J'ai faim.....!
 
Avant, j'étais bien fier. Mes pantalons à pinces,
mes chemises repassées, mes souliers Berluti
faisaient bien des envieux; je vivais comme un prince.
Pour moi bossaient les gueux. Je leur louais des taudis.
 
 
Se lovaient contre moi les fines peaux diaphanes,
vénales et alanguies aux douceur de vélin.
Serpentaient sur mon corps tous les désirs profanes
des femmes aux lèvres ouvertes avaleuses de venin.
 
Je votais socialiste, j'aimais la terre entière.
Discours humanitaire pour faire un peu l'artiste.
Mais seul le droit du sang régulait mes affaires.
Pas question de donner en dehors de ma liste.
 
 Refrain.  
A gauche  ma viande est nue et la rosée l'imprègne.
Ma mise est décousue au sortir du tombeau.
J'ai les dents déchaussées  et mes gencives saignent
une pâte décolorée, goût fond de lavabo.
  
 
Sur la table de pique-nique tout prêt d'un mobilehome
se trémousse l'odeur fraîche d'une ado pré-pubère.
Sous mes relents viciés  s'éveillent mes sens atones.
C'est l'heure du déjeuner je veux ses jeunes viscères.
 
A qui dois-je cet état, les dieux sont en voyage.
Pour le train du repos j'ai pas pris mon billet.
Je reste sur le ballaste, j'ai perdu mes bagages.
Prisonnier d'un tunnel  aux deux entrée murées.
 
 Refrain en choeur.

J'ai faim !
 

Texte de Zombilix.
 

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